Marcel Mérieux se destine à la chimie. Il entre à l'Ecole de Chimie industrielle de Lyon fondée par Jules Raulin (1836-1896)Sa thèse a pour sujet les colorants. C'est la formation de ce jeune chimiste qui intéresse Pasteur lorsque celui-ci invite Marcel Mérieux à préparer à Paris le cours de Microbie d'Emile Roux (1853-1933).

De ses années auprès de Pasteur, il en retient un grand principe : ne pas isoler la science vétérinaire de la médecine humaine. Associé au vétérinaire Henri Carré dès la création de son laboratoire au sein de la Société chimique des Usines du Rhône en 1895, Marcel Mérieux obtient le sérum antistreptococcique, nécessaire à la lutte contre la fièvre perpuérale, en saignant les chevaux.

En 1897, les deux associés quittent la Société chimique des Usines du Rhône et fondent l'Institut biologique Mérieux. C'est là que sont mis au point le dépistage de la diphtérie et de la fièvre typhoïde, la production de la tuberculine de Koch et les premiers cours de bactériologie dispensés dans le laboratoire même.

En 1907, Marcel Mérieux installe ses chevaux à Caluire, afin de perfectionner la sérothérapie grâce de nouvelles formes d'application locales. Fournisseur direct des vétérinaires, le jeune Institut Mérieux privilégie quatre cibles : la tuberculose, la diphtérie, le tétanos et les streptocoques.

En 1917, réformé et ruiné, il achète, grâce à l'héritage paternel, vingt hectares de prairie à Marcy l'Etoile. Il y transfère sa cavalerie productrice de sérum et reprend la production sérothérapique avec une patente agricole de "nourrisseurs de vaches laitières"
Les chambres-étuves de l'Institut abritent une des principales productions mondiales de bacilles de Koch, à l'origine des tuberculines. Marcel Mérieux propose un nouveau mode de fabrication, produisant des tuberculines cultivées en milieu synthétique.
L'installation à Marcy constitue le premier pas vers l'industrialisation vers laquelle l'Institut Mérieux se tourne résolument.

http://www.fond-merieux.org/presentation/merieux.html