André-Marie Ampère est né à Lyon le 20 janvier 1775.
Son Père, Jean-Jacques Ampère, fervent disciple de Rousseau, s’inspira de l’Émile pour instruire son fils qui " n’alla jamais à l’école ". Dès l’âge de treize ans, le jeune Ampère se passionna pour les mathématiques et composa un traité des sections coniques en suivant sa seule inspiration. Frappé par cette précocité, un ami de son père, l’abbé Daburon, lui donna des notions de calcul différentiel et intégral.

Doué d’une mémoire étonnante, Ampère étudia dans l’ordre alphabétique la Grande Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

En 1793, Jean-Jacques Ampère fut condamné à la peine capitale et exécuté le 25 novembre.

Après un an de prostration où son intelligence parut sombrer, Ampère composa des poèmes épiques, des tragédies. Il rencontra une jeune fille, Julie Carron, dont la famille habitait Saint-Germain, près de Poleymieux, qui devint sa femme le 6 août 1799. Un an plus tard naissait leur fils Jean-Jacques-Antoine qui devait laisser un nom célèbre dans la littérature et l’histoire.

En 1802, Ampère qui avait commencé à gagner sa vie en donnant des leçons de mathématiques, de physique et de chimie à Lyon, obtient un poste de professeur à l’École centrale de Bourg-en-Bresse.

Il publie alors son premier mémoire important, " Considérations sur la théorie mathématique du jeu ", qui montrait disait-il, que la passion du jeu conduit ceux qui s’y livrent à une ruine inévitable. On commence alors à le remarquer dans les sphères savantes et on lui offre un poste de professeur au nouveau Lycée de Lyon. Revenu dans sa ville natale en 1803, Ampère est à nouveau frappé cruellement par la mort de sa jeune femme, minée par une longue maladie.

Bouleversé par cette épreuve, il quitte la région lyonnaise pour Paris et devient répétiteur à l’École polytechnique. A trente-trois ans, il est nommé Inspecteur Général de l’Université. En 1809, il enseigne l’Analyse mathématique à l’École polytechnique. Il entre à l’Académie des sciences en 1814 dans la section de Géométrie.

Un second mariage malheureux, bientôt suivi d’une séparation, lui donne une fille, Albine.

Membre de la Légion d’honneur, membre de nombreuses sociétés savantes, le Grand Ampère, usé par le travail, termina sa vie à Marseille le 10 juin 1836 au cours d’une Inspection universitaire.